France (nom féminin)

État de l'Europe occidentale ; 549 000 km2 ; 67 800 000 habitants (65,6 millions en métropole) [Français]. CAPITALE Paris. Autres villes de plus de 200 000 habitants (dans l'ordre décroissant de la population de la commune seule) : Marseille, Lyon, Toulouse, Nice, Nantes, Strasbourg, Montpellier, Bordeaux, Lille et Rennes. LANGUE : français. MONNAIE : euro.

INSTITUTIONS

La République a pour devise « Liberté, Égalité, Fraternité ». Elle est indivisible : ses lois sont les mêmes pour tous. Elle est démocratique : les élections donnent au pouvoir exécutif et au pouvoir législatif leur légitimité. La République est sociale : elle organise la solidarité entre les citoyens. La laïcité de la République est un principe constitutionnel. Le français est la langue officielle. L'hymne de la Marseillaise, le drapeau bleu, blanc, rouge, Marianne sont des symboles républicains.

La Constitution a été adoptée en 1958 et plusieurs fois modifiée depuis. Le président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il est le chef de l'État et le chef des armées. Il choisit le Premier ministre et, sur proposition de celui-ci, les membres du gouvernement. Assisté du Conseil supérieur de la magistrature, il garantit l'indépendance de la justice. Il promulgue les lois. Le Parlement comprend l'Assemblée nationale (que le président de la République a le droit de dissoudre) et le Sénat. Les élections législatives permettent aux citoyens de choisir la coalition ou le parti politique qui gouverne le pays.

ADMINISTRATION DU TERRITOIRE

Le territoire est divisé en 13 Régions métropolitaines (divisées en 96 départements et la métropole de Lyon), dont la Corse (collectivité territoriale à statut particulier, collectivité unique à partir de 2018), plus l'ensemble des territoires d'outre-mer. La Guadeloupe, La Réunion et Mayotte sont à la fois des départements et des Régions. La Martinique et la Guyane sont des collectivités territoriales uniques. L'ensemble regroupe 101 départements.

Le conseil régional s'occupe de l'aménagement et du développement économique et culturel de la Région ; il est chargé de l'entretien des lycées. Le conseil départemental veille à l'entretien des routes départementales et des collèges ; il a le pouvoir d'attribuer des aides sociales. La plus petite unité administrative est la commune ; on compte environ 35 000 communes. Le maire et les conseillers municipaux sont responsables de l'aménagement de la commune et de divers services liés à la vie quotidienne des habitants, dont l'état civil. C'est aussi à la commune que revient l'entretien des écoles.

GÉOGRAPHIE

Les conditions naturelles. Le qualificatif d'« équilibré » pourrait s'appliquer au relief et au climat de la France. La haute montagne est présente, au S.-E. surtout (Alpes) et au S. (Pyrénées), mais elle est souvent aérée ou longée par des vallées (Rhône, Isère, Durance). Les paysages dominants sont ceux de plaines (Flandre et Picardie, Landes, Languedoc, etc.), de plateaux (Quercy et Périgord, bordure orientale du Bassin parisien, Bretagne, etc.), de moyennes montagnes (Ardennes, Vosges et aussi Massif central). Plus de 60 % du territoire sont au-dessous de 250 m d'altitude, 7 % seulement au-dessus de 1 000 m.

À mi-chemin entre le pôle et l'équateur, la France bénéficie d'un climat tempéré à dominante océanique, c'est-à-dire de températures généralement modérées (moyennes de janv. rarement inférieures à 0 °C, moyennes de juill. ne dépassant qu'exceptionnellement 22 °C). Les précipitations sont généralement comprises entre 500 et 1 000 mm, assez régulièrement réparties dans l'année. Ces caractéristiques générales sont régionalement à nuancer. L'hiver est plus rigoureux dans l'Est et naturellement en montagne, où, ici, l'altitude accroît souvent les précipitations (partiellement sous forme de neige). Les pluies sont abondantes et fréquentes en bordure de l'Atlantique (Bretagne, Pays basque), plus rares, mais plus violentes, sur le pourtour méditerranéen, marqué surtout par la chaleur et la sécheresse de l'été et par un fort ensoleillement.

La population. Elle représente moins de 1 % de la population mondiale, proportion d'ailleurs régulièrement décroissante. Entre 1950 et 2000, l'excédent naturel a fortement baissé mais le taux de natalité s'est stabilisé (autour de 12 ‰) au cours des dix dernières années, le nombre de naissances ayant augmenté de 9 %. Avec 2 enfants par femme en 2015, la France est, avec l'Irlande, le pays de l'Union européenne où la fécondité est la plus forte. La population étrangère représente environ 8 % de la population totale.

Les trois quarts des Français vivent dans des agglomérations (ou unités) urbaines, que domine l'agglomération parisienne. Après avoir marqué le pas de 1975 à 1982, la croissance des grandes agglomérations a repris. La moitié des citadins vivent dans la cinquantaine d'agglomérations de plus de 200 000 hab. Si la densité moyenne de la population métropolitaine avoisine 116 hab./km2, dans les campagnes, elle est souvent de l'ordre de 20 hab./km2, parfois davantage (Flandre, Normandie, Bretagne), souvent moins aussi (paradoxalement à la fois dans les régions de grande culture comme la Beauce et dans les régions les plus déshéritées comme le sud du Massif central ou des Alpes).

L'économie. La population active avoisine 29 millions de personnes. Elle s'est accrue récemment essentiellement par l'extension du travail des femmes. Ce trait est lié à l'évolution de l'emploi par secteurs. L'agriculture n'occupe plus qu'un peu moins de 3 % de la population active et l'industrie, environ 20 %. Plus des trois quarts des actifs travaillent donc dans le secteur tertiaire (commerce, transports, administrations...). Selon l'indicateur et le mode de calcul adoptés, la France est classée au cinquième, sixième ou huitième rang économique mondial mais toujours derrière les États-Unis, le Japon, la Chine et l'Allemagne. L'exode rural s'est traduit par une diminution sensible du nombre des exploitations (2,3 millions en 1955, à peine plus de 500 000 aujourd'hui), provoquant un net agrandissement de leur taille moyenne (25 ha aujourd'hui), la superficie agricole utilisée ne reculant que faiblement (environ la moitié de la superficie totale, ce qui place la France au premier rang des pays de l'Union européenne). Cette évolution, souvent humainement douloureuse, a cependant favorisé la modernisation du secteur (progrès de la mécanisation ajoutés à une utilisation croissante d'engrais), stimulée aussi par la mise en place du Marché commun, dont la France constitue, et de loin, la première puissance agricole. Les produits animaux représentent 37 % de la valeur de la production, qui utilise plus de la moitié de la superficie agricole utile. Parmi les produits végétaux émergent les céréales (blé, maïs), les fruits et légumes et naturellement le vin. L'apport de la pêche stagne, comme celui de la sylviculture (malgré un taux de boisement de 26 %). Il faut signaler l'essor récent des oléagineux (colza, tournesol et surtout soja). Toutefois, dans la formation du PIB, l'agriculture entre pour moins de 2 %, la part de l'industrie se situant à moins de 20 %.

L'insuffisance de la production d'énergie est ancienne. Le recul de l'extraction du charbon et du gaz naturel a toutefois été compensé par une lente progression de l'hydroélectricité et surtout par l'essor du nucléaire, favorisé par une relative richesse en uranium et qui assure aujourd'hui 77 % de la production totale d'électricité. La France se situe ici au deuxième rang mondial et le taux d'indépendance énergétique a très nettement remonté (de 24,3 % en 1973 à 50,3 % en 2006, à 54 % en 2015).

Le sous-sol est plus riche en potasse et en bauxite (productions cependant en recul, de même que la production d'aluminium). Le minerai de fer est aussi présent, mais son extraction a fortement diminué en raison d'une faible teneur et aussi de la crise de la sidérurgie. Dans la métallurgie de transformation, la construction navale reste en difficulté, l'automobile peine pour se maintenir, l'aéronautique paraît en meilleure position (comme la chimie élaborée et surtout l'agroalimentaire). En revanche, le textile demeure une branche « sinistrée », comme l'est devenu plus récemment le bâtiment.

Dans le domaine du tertiaire, l'administration publique, l'enseignement, la santé et l'action sociale représentent environ 30 % de l'emploi salarié total. Le réseau routier (395 200 km de routes nationales et départementales, auxquelles s'ajoutent plus de 10 000 km d'autoroutes et de voies autoroutières) s'est adapté à un parc automobile accru. Les transports routiers assurent près de 80 % du trafic commercial intérieur, loin devant le rail (réseau de près de 30 000 km, dont plus de 14 000 km de lignes électrifiées), la navigation intérieure, les oléoducs et gazoducs. Le transport maritime de marchandises (350 millions de tonnes en 2015) est assuré pour plus de 60 % par les ports de Marseille, du Havre et de Dunkerque, encore dominé par les importations de pétrole. Le tourisme est devenu un secteur économique de première importance ; la France se situe au tout premier rang européen et mondial en nombre de visiteurs mais, en 2015, au cinquième rang pour les recettes (derrière les États-Unis, la Chine, le Royaume-Uni et l'Espagne). Les revenus du tourisme ont ainsi un poids important dans la balance des paiements, qui est déficitaire depuis 2005. L'inflation est aujourd'hui très faible, voire négative, sans que cela s'accompagne toutefois d'un net accroissement de la compétitivité industrielle sur le plan international, alors que la concurrence est vive, venant des autres États développés, mais aussi de pays récemment industrialisés (Asie du Sud-Est et Chine notamm.). L'essentiel du commerce extérieur se fait avec les autres pays de l'Union européenne (Allemagne en tête), mais la France importe plus qu'elle n'exporte, et ce déficit commercial s'est fortement aggravé depuis 2004.

Le niveau de vie moyen est élevé, mais des inégalités sociales et régionales persistent et le chômage touche entre 9 et 10 % de la population active.

HISTOIRE

Les premiers occupants du territoire constituant la France actuelle apparaissent il y a environ un million d'années. Au cours du paléolithique puis du néolithique, leur culture se développe. Au début du Ier millénaire, les Celtes s'installent sur le sol gaulois, qui connaît alors l'âge de fer.

58-51 av. J.-C. La Gaule est conquise par les légions romaines de Jules César.

Le pays est christianisé dès la fin du Ier s. La Gaule subit les invasions barbares à partir du Ve s.

Les Mérovingiens (v. 481-751)
V. 481-508. Clovis, roi des Francs (v. 481-511), conquiert la Gaule et fonde le royaume franc.

Le partage de ses États entre ses fils après sa mort et de nouvelles conquêtes donnent naissance à trois royaumes rivaux (Austrasie, Neustrie, Bourgogne). L'aristocratie (notamm. les maires du palais) profite de cette rivalité pour s'affermir aux dépens du pouvoir royal : les rois mérovingiens sont réduits au rôle de « rois fainéants ».

732. Charles Martel arrête les Arabes à Poitiers.

Les Carolingiens (751-987)
751. Pépin le Bref, fils de Charles Martel, est couronné roi des Francs et fonde la dynastie des Carolingiens.

800. Charlemagne, fils de Pépin le Bref, est couronné empereur d'Occident et règne sur un vaste empire.

843. Au traité de Verdun, l'empire de Charlemagne est partagé entre ses trois petits-fils.

Charles II le Chauve reçoit la Francie occidentale (partie de l'empire située à l'O. de l'Escaut, de la Meuse, de la Saône et du Rhône), qui va devenir la France. Le pays traverse alors une période troublée (invasions normandes), pendant laquelle naît le régime féodal.

Les Capétiens (987-1328)
987. Hugues Capet monte sur le trône de France.

Les Capétiens agrandissent peu à peu le domaine royal. Philippe II Auguste conquiert sur le roi d'Angleterre la Normandie (1204) et l'Anjou.

1214. À Bouvines, Philippe II Auguste bat l'empereur germanique.

1229. Après la croisade contre les albigeois, le Languedoc est rattaché à la couronne de France.

Tandis que les Capétiens affermissent leur autorité, le monde féodal se désagrège peu à peu. Le renouveau commercial permet le développement du mouvement communal.

La fin du Moyen Âge (1328-1483)
1328. Philippe VI fonde la dynastie des Valois.

1337-1453. La guerre de Cent Ans oppose Français et Anglais.

1347-1349. La Peste noire ravage le pays.

1415. Victoire des Anglais à Azincourt.

1429. Jeanne d'Arc « délivre » Orléans.

1461-1483. Louis XI brise la puissance des grands vassaux (Charles le Téméraire).

La France s'agrandit du Dauphiné (1349), de la Bourgogne (1477) et de la Provence (1481).

La Renaissance (1483-1594)
1494. Les guerres d'Italie, engagées par Charles VIII (1483-1498), se poursuivent sous Louis XII (1498-1515) et sous François Ier (1515-1547).

La lutte menée par François Ier contre Charles Quint ne prend fin que sous Henri II (1547-1559). L'autorité royale se renforce (naissance de l'État moderne).

1532. Édit d'union de la Bretagne à la France.

1562-1593. Les guerres de Religion divisent la France sous les règnes des derniers Valois (François II, Charles IX, Henri III).

1572. Massacre de la Saint-Barthélemy.

Henri IV et Louis XIII (1594-1661)
1594. Le protestant Henri de Navarre succède à Henri III après s'être converti au catholicisme. Sacré roi sous le nom d'Henri IV, il fonde la dynastie des Bourbons.

1598. L'édit de Nantes rétablit la paix religieuse.

1610-1643. Sous le règne de Louis XIII, Richelieu soumet les nobles et les protestants et renforce l'absolutisme.

1635-1648. La France intervient directement dans la guerre de Trente Ans.

1648-1652. La Fronde menace l'autorité royale.

Le siècle de Louis XIV (1661-1715)
1661. À partir de la mort de Mazarin, Louis XIV (roi de 1643 à 1715) gouverne la France en maître absolu.

Son règne est une époque de gloire militaire, littéraire et artistique. Les institutions sont renforcées dans le sens de la centralisation. La politique coloniale de ses prédécesseurs est poursuivie.

Mais les guerres trop fréquentes (la dernière s'achève au traité d'Utrecht, en 1713) compromettent la situation de la France et de la royauté.

1678. Pleine souveraineté sur l'Alsace et annexion de la Franche-Comté (traité de Nimègue).

1685. Révocation de l'édit de Nantes.

Le siècle des Lumières (1715-1789)
1715-1774. Dès le règne de Louis XV, marqué par des échecs en politique extérieure (guerre de Sept Ans, perte de l'Inde et du Canada), la nécessité de réformes se fait sentir.

1768. Rattachement de la Corse.

1776. Rattachement de la Lorraine.

Le mouvement philosophique du XVIIIe s. contribue à saper les idées absolutistes ; la bourgeoisie, enrichie par l'expansion économique générale, n'accepte plus d'être écartée de la conduite du pays par l'aristocratie.

La Révolution et l'Empire (1789-1814)
1789. La Révolution est provoquée par la crise financière, politique et sociale née au début du règne de Louis XVI (1774-1792). Elle brise l'absolutisme royal, établit l'égalité civile (nuit du 4 août) et abolit les dernières traces de la féodalité.

1791-1792. Sous la Législative a lieu une tentative de monarchie constitutionnelle, qui échoue et entraîne la chute de la royauté (10 août 1792).

1792-1795. La Convention sauve la France de l'invasion étrangère.

1795-1799. Le Directoire succède à la Convention.

1799. Le coup d'État du 18 brumaire an VIII renverse le Directoire et installe le Consulat.

Bonaparte, Premier consul, affermit certaines conquêtes de la Révolution : le Code civil (1804) sanctionne les réformes sociales de 1789.

1804. La Constitution de l'an XII établit le premier Empire. Bonaparte est nommé empereur des Français sous le nom de Napoléon Ier.

La Restauration et le second Empire
1814. Avec le règne de Louis XVIII (1814-1824) puis celui de Charles X (1824-1830), les Bourbons gouvernent de nouveau la France.

Après la chute de Charles X (1830), le règne de Louis-Philippe (1830-1848) est marqué par l'essor de la bourgeoisie, qui détient la suprématie politique et économique.

1848. Les journées de février fondent la IIe République et établissent le suffrage universel.

La révolte ouvrière de juin rejette la république vers le conservatisme et le pouvoir personnel, qui s'installe avec le prince-président Louis Napoléon Bonaparte (coup d'État du 2 déc. 1851).

1852. Napoléon III fonde le second Empire.

1860. Cession de Nice et de la Savoie à la France.

De la IIIe République à nos jours
1870. Après l'échec de l'Empire dans la guerre franco-allemande, la IIIe République est proclamée.

1871. L'insurrection de la Commune (18 mars) se termine par un échec (27 mai).

1875-1885. Les républicains font adopter les lois organisant les pouvoirs politiques, l'enseignement obligatoire et laïque et autorisant les syndicats. La conquête coloniale reprend en Afrique et en Asie.

1894-1899. Affaire Dreyfus.

1914-1918. Première Guerre mondiale.

1932. La France, à son tour, est touchée par la crise économique mondiale de 1929.

1936. Le triomphe du Front populaire fait faire un grand progrès à la législation sociale (accords Matignon).

1939. La France est contrainte de déclarer la guerre à l'Allemagne, qui a envahi la Pologne. C'est le début de la Seconde Guerre mondiale.

1940-1944. La France est défaite et occupée. Après l'armistice, le gouvernement, présidé par le maréchal Pétain, est installé à Vichy.

1944. Le 6 juin, les Alliés débarquent en Normandie et libèrent Paris le 25 août. Gouvernement d'« unanimité nationale » dirigé par de Gaulle.

La IVe République (1944-1958) est une période d'instabilité politique.

1951. La France adhère à la CECA, créée à l'initiative de J. Monnet et R. Schuman, première étape vers l'Union européenne.

1946-1954. Guerre d'Indochine.

1954-1962. Guerre d'Algérie.

La France doit accepter l'indépendance des États qui constituaient son empire colonial.

Après une grave crise gouvernementale est instaurée en 1958 la Ve République, dont le général de Gaulle est élu président.

1969. Georges Pompidou est élu à la présidence de la République. Il meurt en cours de mandat.

1974. Valéry Giscard d'Estaing lui succède.

1981. L'élection de François Mitterrand à la présidence de la République marque le retour de la gauche au pouvoir après vingt-trois ans dans l'opposition.

1986-1988. La victoire de la droite aux élections législatives de mars 1986 crée une situation institutionnelle inédite, avec la « cohabitation » d'un président de gauche et d'un Premier ministre de droite (Jacques Chirac).

1988. F. Mitterrand est réélu à la tête de l'État.

1992. La ratification du traité de Maastricht sur l'Union européenne est approuvée par référendum (51,1 %).

1993-1995. Seconde cohabitation (Premier ministre : Édouard Balladur).

1995. Jacques Chirac est élu président de la République.

1997-2002. Il doit, après avoir dissous l'Assemblée nationale, cohabiter avec une majorité de gauche (Premier ministre : Lionel Jospin).

2002. J. Chirac est réélu avec 80 % des voix face à Jean-Marie Le Pen (Front national, extrême droite), la gauche ayant appelé au second tour à un « vote républicain ».

2007. Nicolas Sarkozy est élu président de la République.

2012.  La gauche revient au pouvoir après la victoire de François Hollande et des socialistes aux élections présidentielle et législatives.

2017. Après avoir démissionné du gouvernement et créé son propre mouvement centriste « En marche !», Emmanuel Macron est élu président de la République face à Marine Le Pen et obtient une large majorité aux élections législatives, alors que le parti socialiste s'effondre.

2022. E. Macron, de nouveau confronté à Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle, est réélu président de la République. → République (Ve)