- Réaliser par un travail, une action ; produire : On fait du pain avec de la farine (SYN. confectionner). Dans cette usine on fait des meubles (SYN. fabriquer). Faire un film (SYN. réaliser).
- Accomplir un geste, un acte, une action : Faire un faux mouvement. Faire une erreur (SYN. commettre).
- Se livrer à une occupation : Faire ses courses. Faire de l'anglais (= l'étudier). Faire du tennis (= le pratiquer). Je n'ai rien à faire.
- (Absol.). Agir : Bien faire et laisser dire. Comment faire ?
- Soumettre à une préparation : Faire la chambre (= la nettoyer). Faire le lit (= l'arranger).
- Proposer à ses clients ; avoir à vendre : Ici, nous ne faisons pas les locations. Ils font tous les articles de bureau.
- Adopter l'attitude de ; jouer le rôle de ; assurer la fonction de : Faire le mort. Faire l'idiot, le malin. Elle a fait celle qui n'était pas prévenue. Le tabac fait aussi épicerie.
- S'emploie dans des constructions familières pour indiquer une action dont la nature est donnée par le nom : Faire une machine à laver.
- S'engager dans une activité, des études : Faire médecine. Faire (du) droit.
- (Suivi d'un attribut du compl. d'objet dir.). Nommer qqn dans une fonction, un grade : Il a été fait maréchal (SYN. promouvoir).
- (Avec un compl. d'origine). Transformer en qqn, qqch d'autre ; rendre tel : Elle a voulu faire de lui son ami.
- Produire, être à l'origine de ; avoir pour effet essentiel : Le bois fait de la fumée en brûlant. Cela fera une marque, un pli. La richesse ne fait pas le bonheur. Le cyclone a fait des ravages. Qu'est-ce que ça peut te faire ? (= que t'importe ?).
- Être affecté, marqué par un événement, un état pathologique : Faire une rougeole. Il fait une dépression.
- Prendre telle forme (physique, morphologique, etc.) : Ta jupe fait un faux pli. « Bon » fait « bonne » au féminin.
- (+ inf.). Charger qqn de faire qqch : Elle lui a fait remplir un questionnaire. Faites-lui faire des exercices.
- (+ inf.). Obtenir que ; aboutir à ce que qqch se produise : Faire bouillir du lait. La frayeur les fit pâlir. Tu me fais rire. Fais-moi entrer.
- Parcourir : Nous avons fait 30 km aujourd'hui. Faire le chemin à pied.
- Égaler : Quatre et quatre font huit.
- FAMILIER Vendre à tel prix : À combien faites-vous les tomates ?
- FAMILIER ou LITTÉRAIRE Substitut de dire (en incise dans l'usage litt.) : Alors il me fait : « Et toi, qu'est-ce que tu en penses ? » Assurément, fit-elle, vous avez raison.
- Substitut de n'importe quel verbe ou syntagme verbal déjà exprimé : « As-tu posté la lettre ? – Oui, je l'ai fait. » Ils ont remporté la victoire, comme l'ont fait aussi leurs coéquipiers.
- Noyau de loc. verbales auxquelles on peut éventuellement substituer un verbe précis : Faire peur (= effrayer). Faire plaisir. Faire envie. Faire pitié. Faire du tort (= nuire). Faire de la peine (= peiner).
- Faire qqch à (une situation, un état), les modifier par son intervention : Je ne peux rien faire à cela. Que veux-tu qu'elle y fasse ?
Faire que (+ subj.), faire en sorte que, avoir telle action : Fasse le ciel que tu réussisses.
N'avoir que faire, rien à faire de qqch, ne pas être affecté, intéressé par qqch : Ses problèmes, je n'en ai que faire.
- Ne faire que (+ inf.), être sans cesse en train de : Il ne fait que crier.
- (Suivi d'un attribut). Devenir : Se faire vieux.
- (Suivi d'un attribut). Faire en sorte d'être : Se faire tout petit (= être discret, ne pas intervenir). Se faire avocat (SYN. devenir).
- (Suivi d'un compl. d'objet dir.). Élaborer, provoquer en soi qqch ; être affecté par qqch : Se faire une opinion (SYN. se forger). Se faire du souci. Elle s'est fait mal.
- (Absol.). S'améliorer : Ce vin se fera.
- Cela, ça se fait, c'est l'usage, la mode, etc.
Il se fait que, il se produit, il arrive que : Comment se fait-il que tu sois là ?
Se faire (+ inf.), équivaut à un passif : Se faire surprendre.
Se faire à qqch, qqn, s'habituer à qqn, s'adapter à qqch.
S'en faire (pour qqch, qqn), s'inquiéter ; se soucier de : Il n'y a pas de raison de s'en faire.