nom féminin
(lat. temperatura, de temperare, disposer convenablement)
Température absolue, grandeur définie par des considérations théoriques de thermodynamique ou de mécanique statistique, pratiquement égale à la température centésimale majorée de 273,15 degrés.
La température est une grandeur intensive (identique pour des corps en équilibre thermique), qui peut être définie de deux façons différentes : à l'échelle atomique, elle est liée à l'énergie cinétique moyenne des constituants de la matière (les mouvements des atomes et des molécules) ; au niveau macroscopique, certaines propriétés des corps dépendent de la température (volume massique, résistivité électrique, etc.). Ce sont ces propriétés qui ont été choisies pour construire des échelles empiriques de température.
Les échelles de température.
La plus ancienne est l'échelle centésimale (1742), attribuant arbitrairement les valeurs 0 et 100 degrés à la glace fondante et à l'eau bouillante, sous la pression atmosphérique normale. La température ainsi définie dépendant du phénomène choisi (la dilatation d'un fluide) pour constituer le thermomètre étalon, on utilise de préférence l'échelle Celsius, définie à partir de l'échelle Kelvin par : t (o Celsius) = T (kelvin) - 273,15.
L'échelle Kelvin, qui est celle du système international, ne dépend d'aucun phénomène particulier et définit donc des températures absolues. Le zéro absolu (- 273,15 oC) a pu être approché à quelques millionièmes de degré près. Les phénomènes physiques qui se manifestent aux très basses températures connaissent d'importantes applications (→ supraconductivité). Dans le domaine des hautes températures, les torches à plasma permettent d'atteindre 50 000 K et les lasers de grande puissance utilisés pour les recherches sur la fusion nucléaire contrôlée donnent, pendant des temps très brefs, des températures dépassant 100 millions de degrés (→ Fahrenheit).