Mozambique (nom masculin)

État de la côte est de l'Afrique ; 785 000 km2 ; 30 366 036 habitants (Mozambicains). CAPITALE Maputo. LANGUE : portugais. MONNAIE : metical.

GÉOGRAPHIE

Grand comme une fois et demie la France, disposant d'une vaste plaine côtière et généralement bien arrosé, le pays est devenu l'un des plus pauvres d'Afrique. Le départ des Portugais, l'échec de la réforme agraire, la sécheresse et la guérilla ont désorganisé une économie largement rurale. Les principales cultures vivrières (maïs, manioc, sorgho) ne couvrent pas les besoins du pays. Depuis la fin de la guerre civile, de grands projets, avec l'appel aux capitaux étrangers, et l'exportation des richesses du sous-sol (aluminium, gaz), encore sous-exploitées, ont contribué à une forte croissance tandis que l'endettement extérieur a diminué. La population, plus dense au N. et au S. que dans la région centrale, augmente à un rythme rapide, ce qui accélère l'urbanisation, accrue encore en raison de la guerre civile. Maputo, Beira, Nampula et Quelimane, sur le littoral ou à proximité, sont les principales villes.

HISTOIRE

Avant l'arrivée des Européens, la région, peuplée de Bantous, connaît déjà une certaine prospérité ; la côte est en relation avec l'Asie (péninsule Arabique) par l'intermédiaire des marchands arabes, persans et, au XVe s., chinois.

1490. Les Portugais s'installent sur la côte.

Ils supplantent les Arabes et se livrent essentiellement à la traite des esclaves. Menacés par les Britanniques, ils entreprennent la conquête du pays (1895-1913).

1964. Début d'une insurrection nationaliste menée par le Frelimo (Front de libération du Mozambique).

1975. Indépendance du Mozambique. Après le départ de la plupart des Portugais, Samora Machel, président de la République populaire, doit faire face à une rébellion armée anticommuniste (Renamo, Résistance nationale mozambicaine), soutenue par l'Afrique du Sud.

1984. Pacte de non-agression avec l'Afrique du Sud.

1986. Joaquim Chissano succède à S. Machel.

1990. Instauration du multipartisme.

1992. Accord de paix mettant fin à la guerre civile.

1994. La première élection présidentielle pluraliste confirme J. Chissano à la tête de l'État (réélu en 1999).

2005. Armando Guebuza accède à la présidence de la République (réélu en 2009).

2014. Le candidat du Frelimo, Filipe Nyusi, est élu président de la République (réélu en 2019).