Ancien sous-lieutenant ayant quitté l'armée en raison de ses idées jugées libérales, il fonde, en 1847, Il Risorgimento, où il expose sa thèse d'une Italie dotée d'une monarchie constitutionnelle de tendance libérale et unie autour de la maison de Savoie qui règne alors sur le Piémont. Député de Turin (1848), ministre des Finances (1851), il est désigné à la présidence du Conseil par Victor-Emmanuel II en 1852. Il lance alors un vaste programme de réformes économiques mais ses efforts portent avant tout sur la réalisation de l'unité italienne. Afin d'obtenir l'aide militaire étrangère, indispensable pour éliminer l'Autriche de la péninsule, il fait participer le Piémont à la guerre de Crimée aux côtés de la France et de la Grande-Bretagne (1855-1856). Invité par Napoléon III à Plombières (1858), il négocie avec l'empereur la création d'un royaume d'Italie du Nord s'étendant jusqu'à l'Adriatique pour laquelle il obtient son appui armé en échange de la rétrocession à la France de la Savoie et de Nice. Il peut dès lors contraindre l'Autriche à la guerre. Malgré les victoires de l'armée franco-piémontaise à Magenta et à Solferino (juin 1859), Napoléon III signe l'armistice de Villafranca (juill.), où la Lombardie est donnée à la France, qui la rétrocède au Piémont. Mais, mettant à profit les soulèvements déclenchés par la guerre, Cavour s'empare de l'Émilie, de Parme, de Modène, de la Toscane, qu'il annexe au Piémont après plébiscite. Puis, après avoir soutenu Garibaldi, chef de l'expédition des Mille, qui s'empare de Naples (sept.), il fait ratifier par plébiscite le rattachement du royaume des Deux-Siciles au Piémont (oct.). Mais, lorsqu'il meurt, peu après la proclamation du royaume d'Italie, l'unité italienne n'est pas achevée : Venise demeure à l'Autriche et Rome au pape.