Tout d'abord chef des chœurs à Würzburg (1833), puis directeur musical à Magdeburg, il voyage ensuite et compose le Vaisseau fantôme (1841). Il rencontre Berlioz, qui l'influencera, ainsi que Heine et surtout Liszt (dont il épousera la fille Cosima). En 1843, maître de chapelle de la cour de Dresde, il compose Tannhäuser (1845). Mais ses idées révolutionnaires l'obligent à fuir à Weimar, puis en Suisse. Il conçoit alors l'idée de l'Anneau du Nibelung, dont le texte est achevé en 1852 et dont la composition s'échelonnera de 1853 à 1874. En 1857, il écrit Tristan et Isolde. Amnistié en 1861, il regagne l'Allemagne, puis s'établit à Vienne et entreprend la composition des Maîtres chanteurs de Nuremberg. Sa rencontre inespérée avec Louis II de Bavière (1864) lui permet de faire représenter à Munich Tristan et Isolde (1865), les Maîtres chanteurs (1868), l'Or du Rhin (1869) et la Walkyrie (1870). En 1871, il décide de faire construire à Bayreuth le théâtre dont il rêve. En 1876, le cycle complet de la Tétralogie (l'Or du Rhin, la Walkyrie, Siegfried et le Crépuscule des dieux) y est créé pour l'inauguration de la salle. Sa dernière œuvre est Parsifal (1882). Héritier de la grande tradition germanique, de Bach et de Beethoven, mais aussi tributaire de Liszt et de Berlioz, le génie de Wagner s'épanouit dans le domaine du théâtre. Partant du modèle italien ou de Meyerbeer, il évolue vers une conception du drame qu'il veut art total, synthèse de la poésie, de la musique, de la danse et de la mise en scène.